Le blog d'information municipale et politique de Yann Dubosc, Maire de Bussy St Georges, Président d'EPAMARNE, membre du Bureau UDI77
9 Mars 2009
Je suis satisfait de voir que notre demande, réitérée, de réunion de la Commission des finances ait été honorée. Celle-ci, la première, aura lieu le 12 mars.
Cela fait partie des préalables indispensables au principe d'union sacrée proposé par Monsieur le Maire.
En matière budgétaire, dans le contexte actuel, il me paraît nécessaire de mettre toutes les énergies et les compétences autour de la table, afin de travailler en toute transparence. Et pour ma part, je gère des collectivités depuis dix ans.
En ce qui concerne le déroulé de cette commission, je suis d’accord sur l’ordre du jour.
è La première inquiétude, légitime, des élus que nous sommes, est liée à l’endettement de la Ville. Il est fondamental de connaître la structure de la dette (la part des emprunts à taux variables, l’existence ou non d’emprunts dits toxiques, etc.) et de ce qui en découle quant à notre épargne nette (que nous reste-t-il, une fois le capital et les intérêts de la dette payés ; c’est-à-dire en autofinancement).
Lors des derniers Conseils municipaux, le Maire avait émis des craintes quant à la négociation de l’emprunt 2008 : où en est-on de cette négociation pour les 7,5 millions d’euros restants pour le budget 2008 ?
L’avenir est une question qui doit se poser sous l’angle de la dette : quelle est la stratégie de désendettement, à la veille de la réflexion sur le projet de la ZAC du Sycomore dont la réalisation va être source d’un nouvel endettement (fonctionnement et investissement) ?
è Le fonctionnement de la Commune. Il existe des divergences d’approche en matière de gestion. Or, l’une des clefs est de trouver des marges de manœuvre dans cette section. Il est possible de rationaliser certaines dépenses (selon un adage qui me plaît particulièrement, dépenser moins mais dépenser mieux : je pense, notamment aux frais liés au train de vie), de négocier au maximum avec nos partenaires, d’améliorer la commande publique (l’un des effets de la crise est une baisse généralisée d’un nombre important de coûts), de mettre en place une véritable culture de la « chasse au prime », etc. Je pense qu’il ne faut pas toucher à la masse salariale : vu le niveau d’externalisation, qui est un choix politique, il est nécessaire d’avoir des agents compétents capables de porter ces dossiers et de les suivre (« les chasseurs de primes » amortissent largement leur salaire).
è L’investissement de la Commune. Il s’agit du cœur de développement de Bussy. Nous l’avions précisé dans notre programme : la ville doit se doter d’un Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) qui permet d’avoir une véritable lisibilité des besoins d’investissement et d’y plaquer les moyens, dont l’emprunt.
è Nous serons vigilants également sur la variable d’ajustement qui est l’impôt. La charge reposant sur les citoyens et sur l’entreprise est un enjeu majeur de notre territoire. Il ne faut pas faire fuir cette richesse par une pression fiscale que ne compenserait plus la qualité de vie à Bussy.
Bref, cette réunion nous permettra de mieux entrevoir les différentes stratégies de la majorité : en matière de dette, de fonctionnement, d’investissement et de fiscalité. Et d’apporter nos propres visions stratégiques, base de discussion des élus.