Le blog d'information municipale et politique de Yann Dubosc, Maire de Bussy St Georges, Président d'EPAMARNE, membre du Bureau UDI77
17 Octobre 2008
Suite à la commission extra-municipale de concertation du 7 octobre 2008, j’ai été bien en peine de rédiger ce billet afin de vous en restituer le contenu.
Le service urbanisme de la Ville a présenté les grands enjeux de la future ZAC du Sycomore en collaboration avec Christine ARANDA, coordinatrice de la commission : il l’a fait en s’appuyant sur les aspects techniques des différents scénarios. Seulement, il manquait l’enjeu politique de la réalisation de ce dernier quartier de Bussy.
Les conditions, notamment financières, de sa réalisation sont tellement aléatoires que l’ensemble du processus risque de s’en trouver compromis. Je vous livre en « brut » les informations issues de cette présentation. Le Maire a demandé des garanties fortes aux partenaires de la ville quant aux équipements nécessaires à l’arrivée de 8000 à 10 000 habitants supplémentaires. De même, la problématique des transports doit être intégrée en amont pour éviter les phénomènes de saturation que nous connaissons déjà. Le stationnement doit également être une problématique forte. Y aura-t-il des commerces de proximité, des services de proximité, ou encore des équipements publics (et lesquels) ? Ces points seront évoqués dans de futurs ateliers que la municipalité va mettre en place dans les semaines qui viennent.
Nous avons donc eu un exposé de grands principes qui, naturellement, n’apportent pour le moment pas grand-chose au débat sur la ZAC. J’attends avec impatience les résultats des premières études afin de me prononcer sur ce sujet sensible.
Il faut savoir que la ZAC du Sycomore fait partie du dispositif dit d’éco-quartier. Je ne reviendrai pas sur la définition de celui-ci dans le détail mais la réalisation d’un quartier durable entraîne le respect d’un cahier des charges important et lourd, techniquement et financièrement. Aurons-nous les moyens de nos ambitions dans ce domaine ?... La question reste entièrement posée !
En conclusion, je ne suis pas opposé à la réalisation de cette dernière tranche d’aménagement de Bussy mais, je resterai vigilant, avec vous, sur les engagements que la ville doit prendre pour les nouveaux arrivants. Ne recommençons pas les erreurs du passé qui nous ont conduits au bord du gouffre.
La crise financière ne doit pas masquer les décisions qui ont été prises depuis 10 ans par la municipalité : Bussy a été construite à un rythme qui ne lui permettait pas d’impacter budgétairement l’explosion démographique. Certes, la municipalité n’est pas seule responsable dans cette crise : l’Etat doit également prendre sa part de responsabilité. Il ne peut y avoir quitus de gestion. Si une solution se dégage dans les semaines et les mois qui viennent, elle ne peut se faire sans solder le passé. Le Président de Dexia est bien parti sans parachute doré !