Le blog d'information municipale et politique de Yann Dubosc, Maire de Bussy St Georges, Président d'EPAMARNE, membre du Bureau UDI77
24 Juin 2008
Nous avons décidé de laisser la parole aux membres de la liste Bussy Gagnant. Ce billet est donc signé par Yvon Chrismant, trésorier de l'association de la Ville des Parc et Jardins.
Un rappel historique s’impose suite à différentes annonces de la majorité, notamment celle sur la nouveauté du concours des balcons et des maisons fleuris.
Quand je suis arrivé en 1992 à Bussy, le concours des maisons fleuries existait déjà. 
Je m’y suis inscrit en 1995. Ayant eu le premier prix, j’ai fait partie du jury l’année suivante et ce, jusqu'à l’arrivée de la première équipe municipale de notre Maire.
Cela dit, organiser un concours des maisons et balcons fleuris ne peut qu’enrichir les espaces verts de la commune qui, dans certains quartiers, ne permettent pas de parler de La ville des Parcs et Jardins. Rappelons aussi que notre « appellation » parcs et jardins n’a rien à voir avec le Comité des Parcs et Jardins de France qui attribue les labels « Jardins remarquables » avec le ministère de la Culture… Restons humbles !
Je me souviens également que la commune a participé au concours des villes et villages fleuris. Et ce, sans succès… Pourtant, de nombreuses communes nous entourant ont leur fleur (voire même plusieurs) : Emerainville, Bailly Romainvilliers, Torcy (2 fleurs !), Serris, Croissy Beaubourg (3 fleurs – comme Lagny), etc. Vouloir se réinscrire est une bonne initiative pour la ville de Bussy et son image, mais nous en donnons-nous les moyens ?
Je m’explique : mettre des massifs fleuris, des jardinières et des suspensions florales cela implique d’avoir des ressources financières pérennes (l’investissement initial dans les bacs doit être relayé par un investissement en fleurs selon les saisons) et du personnel pour l’entretien (plantation, arrosage, désherbage).
Mais il n’y a pas que cela : en tant que membre de jury dans le département 93, je suis amené à observer l’état des gazons, la taille des haies, le désherbage des pieds d’arbres, l’état de propreté des trottoirs et caniveaux, les tags : tout ce qui touche l’environnement… Pour le moment on ne peut pas dire que nous remplissons tous ces critères.
D’ailleurs, à titre d’exemple, il serait urgent d’intervenir sur la taille des haies d’Eléagnus
Ebbingei entre le parking et les centres de radiologie, le laboratoire d’analyse (rappelez-vous : un cadavre de pigeon y est resté des semaines).
Autres « contre exemples » parmi tant d’autres : les herbes folles poussant sur certains trottoirs dans le quartier des Violennes, les caniveaux non balayés derrière les balises de sécurité à certains carrefours, les poubelles non vidées près de l’allée des Petits Pas, l’accodrain cassé et dangereux dans le nouveau parc, ou les trottoirs défoncés par les racines d’arbres dangereuses dès la nuit tombée...
La gestion différenciée ne peut s’appliquer à toute la ville, ville qui reste cependant agréable à vivre.

Dans tous les cas de figure, notre Commune restera très coûteuse en entretien vu l’énorme superficie d’espaces verts et de voirie à entretenir, choix qui a été fait dès l’origine par l’Epamarne et les élus de l’époque.
Une des solutions que l’on pourrait envisager pour les parties engazonnées serait de déterminer quels sont les espaces verts à entretenir périodiquement et ceux qui doivent davantage rester dans un cadre champêtre. Cela réduirait la fréquence des tontes dans certains secteurs. Mais, les habitants sont-ils prêts à cette méthode de gestion ? Il serait aussi intéressant de favoriser la plantation d’arbustes ou d’arbres (en choisissant des variétés adaptées au lieu) pour des petites parcelles au gazon … et bien d’autres choses encore. Il est nécessaire que nous y réfléchissions ensemble.
Notre cadre de vie doit être préservé : l’entretien de nos espaces verts, la propreté de nos rues et la lutte contre le bétonnage intensif sont des priorités pour Bussy Gagnant. Nous resterons vigilants face à la municipalité et à ses choix, politiques comme budgétaires, dans tous ces domaines.