Le blog d'information municipale et politique de Yann Dubosc, Maire de Bussy St Georges, Président d'EPAMARNE, membre du Bureau UDI77
15 Septembre 2009
Il ne se passe pas une semaine sans que l’actualité nous informe de la mort violente d’un enfant, souvent très jeune, tué par ses parents. 29 pour la moitié de l’année 2009, rien que pour le motif de séparation des parents. Beaucoup plus que la grippe A ou que les décès accidentels dans les piscines privées. Et pourtant, les pouvoirs publics semblent se désintéresser de ces drames et les services sociaux totalement inefficaces.
Je ne sais si ces événements sont nouveaux ou s’ils sont davantage relatés dans les médias mais cela me touche profondément.
Pourtant, loin des jugements que je peux porter en tant que père, ces actes sont extrêmement parlants sur l’état de notre société : l’infanticide est devenu un moyen d’exprimer son désespoir, sa fragilité voire son individualisme exacerbé. Les cas sont bien évidemment différents les uns des autres et font souvent l’objet de procédure judiciaire démontrant que ce n’est pas la folie, dispensatrice de responsabilité, qui a poussé le ou les parents à l’irréparable.
Entre les enfants congelés, les enfants battus à mort, les martyrs familiaux, les victimes des séparations des couples, les victimes collatérales du chômage, les causes ne manquent pas.
Et si l’on regarde attentivement les dernières affaires judiciaires et les condamnations qui en découlent, la vie d’un enfant ne vaut pas bien cher en France…
Je ne fais que poser une question : de quels moyens disposons-nous pour lutter contre ce phénomène d’infanticide porté à un tel degré sociétal ?