Le blog d'information municipale et politique de Yann Dubosc, Maire de Bussy St Georges, Président d'EPAMARNE, membre du Bureau UDI77
24 Novembre 2008
Son Kou vous propose ici un billet dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre.
« Plus de 47 500 faits de violences volontaires sur femmes majeures par conjoint ou ex-conjoint ont été enregistrés par la police et la gendarmerie en 2007, soit 31% de plus qu’en 2004 », est le constat accablant réalisé par l’observatoire national de la délinquance dans son étude parue en juillet 2008.
Hélas, Bussy Saint-Georges n'échappe pas non plus à ce fléau, et contrairement à une idée reçue, il frappe toutes les couches de la population, y compris les plus aisées.
Face à ces drames, il y a ceux qui pratiquent la politique de l’autruche et se donnent bonne conscience en considérant qu’il s’agit d’affaires privées. Mais il y a aussi ceux qui ont eu une fois dans leur vie, croisé le regard apeuré d’une femme battue et qui ne l’oublieront jamais. Ceux-là ont décidé qu’ils ne peuvent rester indifférents à ce fléau et revendiquent résolument le devoir d’ingérence.
Oui, il est du devoir de l’Etat, des collectivités territoriales, de chacun d’entre nous de défendre les victimes de violences conjugales.
C’est ainsi que le 14 novembre dernier, le Préfet de Seine et Marne a présidé un séminaire destiné à l’insertion professionnelle des femmes battues. « Les violences conjugales constituent le premier frein à l’emploi des femmes, une sur dix étant victime de violences mentales ou physiques en moyenne sur une année. On doit trouver des solutions adaptées pour qu’elles retrouvent le marché du travail », note Nicole Crépeau, présidente de la fédération nationale Solidarité femmes. Au tribunal de Fontainebleau, Isabelle Thery Gaultier, procureur adjointe ajoute qu’ « en 2007, on a enregistré 350 procédures de violences conjugales, contre 334 en 2006. Les services de police et de gendarmerie sont formés pour un meilleur repérage de ces actes. J’ai notamment réclamé la remontée systématique des mains courantes, quand les femmes n’osent pas encore porter plainte. »
Au niveau local, beaucoup de choses restent à faire, la commune se doit de se doter d’hébergements d’urgence pour accueillir les victimes, d’un service social et juridique capable de leur venir rapidement en aide et de coordonner les actions des différents organismes sociaux et associations de défense.
Enfin, nous souhaitons vivement que la justice de notre pays sanctionne avec le maximum de sévérité les responsables de ces délits quelle que soit leur qualité. Pour que la violence conjugale cesse un jour dans notre pays, ne soit pas qu’un simple vœu.