Le blog d'information municipale et politique de Yann Dubosc, Maire de Bussy St Georges, Président d'EPAMARNE, membre du Bureau UDI77
6 Avril 2008
Il est toujours difficile, une fois dans l’opposition, de dire que l’on avait eu raison.
Le Maire, candidat à l’époque, avait pris le parti de prendre avec mépris ce qui était cependant une évidence : la corrélation entre notre rythme de croissance urbanistique et l’état de nos finances.
A l’époque, il n’y a seulement que quelques semaines, ce même candidat expliquait sur les ondes d’une télévision locale, avec force gestes, que le « moratoire » de l’urbanisme était une utopie dangereuse.
Or, depuis plusieurs jours, le Maire nous abreuve de billets nous précisant que la situation financière de Bussy va devenir… catastrophique. L’Etat se désengage, ô surprise ; l’urbanisation des terrains disponibles ne sera pas forcément possible ; il faudra faire une pause (une autre expression pour désigner un moratoire), etc.
Que reste-t-il dans ces conditions si ce n’est, à terme, d’augmenter les impôts des ménages ? Quelles solutions préconise notre premier édile si ce n’est de trouver d’autres sources de financement que l’emprunt (déjà 90 millions d’euros de dettes) ?
Certes, il convient de faire des économies, non pas de façon mathématique en décrétant 25% sur le fonctionnement, car cela n’est pas réalisable. Il faut agir à la fois sur les dépenses de la collectivité, revoir les marchés publics afin d’assurer une plus grande concurrence (nous comptons en cela sur le nouvel élu de l’opposition à la commission d’appel d’offres), chasser les gaspillages, éviter les frais somptuaires, etc. Il faut également agir sur les recettes, en recherchant le maximum de subventions sur les projets (afin de compenser la perte de la subvention d’équilibre de l’Etat, dont le Maire nous avait très largement annoncé l’échéance, sans nous dire quelle était sa stratégie pour en compenser les effets sur le budget), en discutant urgemment avec nos partenaires financiers, en favorisant l’installation d’entreprises à forte plus-value de taxe professionnelle.
Lorsqu’une famille est surendettée, le banquier lui demande de faire des efforts en se concentrant sur les dépenses essentielles. Nous devons faire de même, dépenser moins mais dépenser mieux.
Il y a des solutions simples, nous avons pu en débattre lors de la campagne. Notre programme était clair sur ces différents points.
Mon groupe et moi-même attendons avec impatience l’exposé que Monsieur le Maire va nous faire de sa vision budgétaire pour l’année 2008, lors du conseil municipal du 11 avril.
Vous pouvez compter sur notre vigilance pour vous informer des conséquences des décisions fondamentales qui vont être prises.